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Les Français découvrent nos acteurs Belges ... Et vous vous les connaissez ?









Voici la découverte du film Eldorado de Bouli Lanners par les Français












Suivit d'une petite interview de B.Poelvoord et B.Lanners après le film Astérix aux jeux Olympique
a voir sur le site http://benetom.over-blog.com/article-16076720.html
Interview de Benoit Poelvoorde et Bouli Lanners - Victoire - janvier 2008

Benoît Poelvoorde est venu accompagné de l'excellent Bouli Lanners. Avec un budget historique et un casting extravagant, « Astérix aux Jeux Olympiques » est tout bonnement pharaonix. Que reste-t-il encore à dire après cette campagne mondiale et tout ce tapage médiatique ? En exclusivité, les deux comparses tombent la langue de bois. Sans potion magique.

Qu'est-ce qui n'a pas encore été dit sur ce film ?
Benoît Poelvoorde : Je vois qu'on commence par une question piège. Alors là franchement, je ne vois vraiment pas.

C'était si éprouvant ?
Bouli Lanners : Oui, vraiment.

Qu'est-ce qui était le plus ennuyant ?
B.P. : Franchement, cinq mois là-bas, c'était vachement long. La Belgique nous manquait solidement. En plus, il n'y a rien à faire à Alicante. Il n'y a que des touristes et des grues !
B.L. : Le tournage se passait dans une région super aride, un vrai désert. Moi, je suis comme Idéfix, quand il n'y a plus un arbre, je suis triste et je déprime !


Il y a eu des accidents ?
B.P. : Je me suis cassé un doigt pendant la course de char. Il faut dire qu'on a passé un mois sur ces maudites scènes. Et je ne vous parle pas du plaisir de jouer en jupe et donc de se raser les jambes tous les deux jours !
B.L. : Moi, quand ils ont essayé de me friser les moustaches, ma barbe a pris feu ! Ils ont eu les boules pour les assurances. Alors qu'un bout de barbe en plus ou en moins...
B.P. : J'oubliais. Un jour, les chevaux ont démarré trop tôt et ils ont foncé droit dans le décor. Idéfix père est également mort sur le tournage. Heureusement, on avait son fils !

Avec un tel casting de folie, comment arrive-t-on à gérer tous ces ego ?
B.P. : Il suffit juste d'arriver à gérer le choix des loges ! Dès que Depardieu quittait la sienne, on la lui piquait.
B.L. : Sinon, c'est un mec super sympa le Gérard.

Et avec Alain Delon ?
B.P. : Alain Delon, il arrive, et puis Alain Delon il repart ! A part ça... Ah oui, il a changé six fois d'hôtel !
B.L. : N'empêche, quand je me suis vu dans le stade en roi des Grecs à côté de lui, j'ai quand même repensé à toutes ces gonzesses qui m'ont jeté quand j'étais plus jeune ! Je devrais peut-être les rappeler.

Michaël Schumacher, Zidane, Amélie Moresmo, Tony Parker... Vous n'avez pas peur que tous ces sportifs vous piquent votre boulot ?
B.P. : Ce sont eux qui devraient avoir la trouille parce que ça pourrait très bien être le contraire !
B.L. : En tout cas, à la descente de Leffe, il est vraiment nul Schumi. D'ailleurs, on les a tous tués !

Retour aux sources indispensable ?
B.L. : Comme les soirées « paella à la liégeoise » que j'organisais dans la villa de Benoît J'ai même ramené du saucisson gaumais.

Votre potion magique, c'était quoi ?
B.P. : Les bières spéciales !
B.L. : L'éventail est tellement large... L'écriture, la peinture...

Que faisiez-vous pour tuer le temps ?
B.P. : On regardait « Télétourisme ». Je lisais. J'ai même filmé la pluie en Belgique pour me la repasser là-bas !
B.L. : Moi, j'écrivais un prochain scénar en toge de roi des Grecs !

Si vous deviez réellement participer aux Jeux Olympiques, vous choisiriez quelle discipline ?
B.P. : Les fléchettes ou le billard ?
B.L. : Je prendrais la natation. Je sais bien que j'ai pas vraiment le profil type mais je suis un champion de natation.

Etes-vous satisfait de vos rôles respectifs ?
B.P. : Brutus, c'est le meilleur.
B.L. : À la base, je me sentais plus Gaulois que Grec. Alors ils voulaient que je joue le rôle d'Abraracourcix, le chef du village. Heureusement qu'ils ont changé d'avis parce que je crois que le pauvre n'est même plus dans le film !

Ce film a été tourné exclusivement en numérique. Quelle a été la plus grosse difficulté ?
B.P. : Les Français ! C'était la première fois qu'ils filmaient en numérique et c'était bien galère avec la technique.
B.L. : J'ai une scène où je suis dans le stade et tout le monde m'acclame. Je dois donc montrer cela par mes expressions. En fait, devant moi dans le stade, il y a juste trois Espagnols qui baillaient et me faisaient vaguement signe de la main. T'as vraiment l'air con.

Vous avez gardé des trucs du tournage ?
B.P. : Mon armure mais je l'ai donnée au fils de Benoît Mariage.
B.L. : Je garde juste ma bague. Hors de question que je reparte avec cette toge en rideaux. En revanche, je l'attends toujours ma bague !

Propos recueillis par Harold Nottet pour
Photos : Arnaud de Harven
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# Posté le vendredi 09 janvier 2009 08:08

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